Manger des sushis sur une femme nue (interdit -18 ans)

Le 15/04/2013 à 17h24 - Culture japonaise

Le nyotaimori est une ancienne tradition de restauration japonaise. Le terme signifie littéralement « le corps décoré d'une femme ». La pratique consiste à servir des sushis sur le corps d'une geisha nue. Les clients viennent picorer de leurs baguettes les sushis disposés sur ce « corps-table ». Autrefois autorisée en Chine, cette expérience y est désormais interdite pour des raisons sanitaires.

Le nyotaimori : l’érotisme culinaire au comble de son raffinement
Autrefois, les geishas pratiquaient le nyotaimori au même titre que la calligraphie ou la cérémonie du thé. L'apprentissage commençait pendant l'enfance jusqu'à seize ans. Pendant l'entraînement six oeufs de poule sont disposés en différents points du corps de l'apprentie geisha qui reste étendue et figée durant quatre heures sans que les oeufs ne bougent. Des glaçons sont ensuite jetés au hasard sur son corps. Si un seul oeuf glisse, on reprend depuis le début. Cet entraînement permet à la geisha de rester allongée, immobile et sereine, quel que soit le comportement des clients. Par ailleurs, les restaurateurs recrutent des jeunes filles extrêmement patientes. Par exemple, ils ne prennent que des filles appartenant au groupe sanguin A. Selon la tradition japonaise, les personnes de ce type sont sereines. Enfin, la geisha pratiquant le nyotaimori est choisie vierge, car son hymen intact garantit sa pureté intérieure et sa netteté extérieure.
L’hygiène des « corps-tables »
Quatre-vingt-dix minutes avant de commencer le service, les geishas se livrent à une toilette méticuleuse. Les jambes et les aisselles sont intégralement épilées à la cire et les poils pubiens taillés ou rasés. En effet, les clients exigent des geishas impeccables. Aucun déodorant ou parfum n'est utilisé pour ne pas dénaturer la saveur des sushis.
Le déroulement du repas
Certains clients prennent le repas sur le dos et les fesses de la geisha alors que d’autres se servent sur le devant du corps. Autrefois, les sushis étaient disposés à des endroits précis du corps. Par exemple, l'ikura (oeufs de saumon) était placé sur le cœur. Aujourd'hui, les restaurants ne respectent plus ces exigences et disposent les mets de façon décorative. Il faut également limiter le nombre de sushis pour que le corps de la geisha ne soit pas dissimulé. Les grands poissons tels le tai ou la langouste servent à compléter la décoration. Le sexe et les mamelons sont recouverts de feuilles de vigne et de pétales de fleurs tout comme la chevelure.
Une pratique qui s’exporte outre-Atlantique
A Miami, le restaurant Kung Fu kitchen and Sushi a proposé le nyotaimori jusqu'au 30 septembre. Nathan Lieberman, le restaurateur, a ajouté cette pratique à sa carte pour 500 dollars (405 euros). Les clients peuvent déguster leur plat sur le corps d'un mannequin. Ce sont souvent des groupes organisant des fêtes ou encore des enterrements de vie de garçon qui sont les plus demandeurs. Concernant l’hygiène, Nathan Lieberman déclare que les mannequins-plats sont propres et désinfectés comme « des chirurgiens » et les parties les plus intimes des top-models dissimulés sous des feuilles de bananes. Selon la FDA, si le restaurant n’enfreint pas les règles de la FDA notamment si aucun contact direct avec la peau n’est constaté, alors la pratique est tout à fait légale. 

Photos de nyotaimori